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Antan

Dimanche 12 mai 2013 7 12 /05 /Mai /2013 19:13

 

 

Bon voilà, ce que j’ai fait tient en quelques mots : j’ai pris des images de Bénarès tournées en 1931, à une époque où les Britanniques se croyaient encore les maîtres, j’ai supprimé le commentaire condescendant et quelque peu erroné qui les accompagnait pour lui substituer le sublime A Meeting By The River de Ry Cooder et V. M. Bhatt  puis, content de moi (mais je le serais à moins), j’ai mis le tout en ligne sur Youtube où, après une brève hésitation, j’ai fini par troquer le noir et blanc originel pour un sépia qui me plaisait plus.

 

Et, maintenant, il ne me reste plus, alors que je décapsule ma troisième bière, qu’à vous livrer la tambouille (dont Youtube me dit déjà qu’elle est interdite au Royaume-Uni. Ha ha !)

 

 

Vous trouverez la vidéo non retouchée ICI

 

 

 

 

Par Sergeant Pepper - Publié dans : Antan
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Jeudi 29 novembre 2012 4 29 /11 /Nov /2012 07:37

 

J’aime les lieux abandonnés. J’aime les villes, les villages et les hameaux désertés. Il n’est sur terre, aussi élégante et chaleureuse soit-elle, aucune localité toujours habitée qui ait le pouvoir d’autant éveiller mes sens et mon imagination. J’échangerais volontiers, sans la moindre hésitation et sans le plus petit regret, un retour pourtant espéré à Luang Prabang ou dans le vieil Hanoï contre un séjour muet à Hashima ou contre quelques déambulations feutrées dans la poussière dorée de Bodie ou de Kolmanskop.

J’aime la candeur et la sérénité qui sont les ultimes attributs des lieux à l’abandon autant que je peux parfois haïr l’insolence, l’ostentation et la gloriole des peuplements enfiévrés qui sont encore.

 

Envolons-nous maintenant vers les rives du lac Epecuén, en Argentine.

 

Epecuén-Ville, que l’on baptisa ainsi pour lui donner un parfum français, était une station thermale située sur les rives du lac éponyme, à cinq ou six cents kilomètres au sud-ouest de Buenos Aires. Elle fut fondée dans les années 1920 et, très vite, devint un lieu de villégiature célèbre pour ses eaux salées (seule la Mer morte a un taux de salinité supérieur) dont on dit qu’elles soignent les rhumatismes, les maladies de peau, l’anémie, l’obésité, le diabète et quelques autres affections débilitantes.

A son apogée, dans les années 70, la ville abritait environ 5 000 résidents permanents, comptait bon nombre d’hôtels (on parle de 200), de restaurants et de commerces en tous genres, était desservie par le chemin de fer et accueillait chaque été 30 000 touristes aisés venus de toute l’Amérique du Sud et d’ailleurs. Elle possédait également des équipements sportifs bien supérieurs à ceux d’autres villes d’Argentine. Le niveau de vie y était un des plus élevés du continent.

 

Epecuen 01

Epecuen 02

Epecuen 03

Epecuen 04

Epecuen 05

 

Tout alla pour le mieux à Epecuén tant que les canaux et les bassins creusés pour réguler les eaux du lac furent entretenus et contrôlés. Tout alla pour le mieux jusqu’au coup d’état de 1976 (après lequel il semblerait que le système hydraulique ne fut plus guère géré) et jusqu’à que des pluies diluviennes ne tombent sans interruption ou presque, pendant des années, sur les montagnes environnantes et ne dévalent les pentes. Année après année, averse après averse, le niveau de l’eau monta. Cinquante centimètres, une année ; soixante, une autre. En 1985, il atteignit le sommet de la digue de terre et de pierres qui protégeait la ville et qui, finalement, céda le 10 novembre (par une journée ensoleillée si je dois en croire une photo de l’évacuation).

En quelques heures, une bonne partie de la ville fut envahie par les eaux, des eaux qui, au fil des ans, ne cessèrent de monter. Trois mètres. Six mètres. Huit mètres. En 1993, la station balnéaire était une Atlantide qui sommeillait par dix mètres de fond.

 

Puis le climat changea, le déluge cessa et, en 2008 ou 2009, les eaux commencèrent à refluer, dévoilant une Epecuén-Ville brisée et recouverte d’une croûte de sel.

 

Epecuen 06 -Juan Mabromata

(Photo : Juan Mabromata)

Epecuen 07 - Juan Mabromata

(Photo : Juan Mabromata)

Epecuen 08 -Juan Mabromata

(Photo : Juan Mabromata)

Epecuen 09

(Photo: Inconnu)

Epecuen 10 - Sebastian Schwalb

(Photo : Sebastian Schwalb)

Epecuen 11 - Sebastian Schwalb

(Photo : Sebastian Schwalb)

Epecuen 12 - Alberto Claveria

(Photo : Alberto Claveria)

Epecuen 13 - Juan Mabromata

(Photo : Juan Mabromata)

 

Au jour d’aujourd’hui, Epecuén compte un seul et unique habitant. Il s’appelle Pablo Novak et a 82 ans.

 

Epecuen 14 - Jose Carrizo

(Photo : Jose Carrizo)

 

 

 

Photographies d’Epecuén par Juan Mabromata, Sebastian Schwalb et Alberto Claveria

Par Sergeant Pepper - Publié dans : Antan
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Samedi 30 juin 2012 6 30 /06 /Juin /2012 16:29

 

Newcastle, années 1870.

Lieu ou époque, nous sommes au cœur de la Révolution industrielle. Celle qui va transformer artisans et paysans en ouvriers calibrés, en employés identiques et interchangeables ; celle qui va faire exister les sots métiers.

 

A Newcastle et dans sa région, la grise Angleterre produit, fabrique, fait, refait, martèle, assemble, répète. Produit, fabrique, fait, refait, martèle, assemble, répète.

 

L’essor, la richesse et l’espoir sont des appeaux puissants. Les hommes se déracinent et transportent leurs vies dans les faubourgs ternes de la ville. Ils arrivent, balluchons pleins et mains vides, des campagnes environnantes, d’Irlande ou d’Ecosse. Ils viennent maquiller leurs joues rouges de poussière de charbon. Ils viennent s’échouer dans les chantiers navals, ils viennent souder, visser, lancer les navires qui firent et tinrent trop longtemps l’Empire britannique. Ils viennent fixer, riveter des barres, des plaques, des lames, des fûts, des engrenages, des ressorts, des essieux qui seront turbines à vapeur, locomotives, canons, fusils ou machines-outils.

 

Mais ce qui fait la richesse d’une nation et l’opulence de ses élites, c’est là un principe de vases très peu communicants sans lequel le « miracle économique » est impossible, ne saurait faire le bien-être des masses qui soulèvent la nation et ses élites et les supportent à bout de bras. La fortune et la gloire des unes ne pourraient exister sans la pauvreté des autres.

A Newcastle, comme dans tous les grands centres industriels d’Europe, les salaires de la main-d’œuvre, notamment grâce à une savante dose de chômage, étaient maintenus au plus bas. Se nourrir, se vêtir et se garder en bonne santé, que l’on trimât dans quelque usine ou que l’on traînât dans les rues, étaient un défi de tous les jours.

 

Newcastle 3

 

Et, misère oblige, les enfants de la Révolution industrielle, les enfants des déracinés devenus ouvriers ou clochards urbains, les enfants qui ne vendaient pas de l’alcool sur un marché ou des cacahuètes à quelque coin de rue, devaient voler, devaient dérober le tout et le rien qui permettraient à leur famille de parcourir quelques jours de plus : des vêtements, des chaussures, des bouts de métal, deux pièces par-ci, trois par là.

 

Newcastle 1

Newcastle 2

 

L’Angleterre victorienne, l’Angleterre victorieuse ne faisait aucun cadeau, ne reconnaissait aucune circonstance atténuante aux enfants qu’elle surprenait à chaparder. Quel que fût leur âge, ils écopaient de coups de fouet ou d’une condamnation aux travaux forcés (à la suite de quoi, ils étaient parfois envoyés pour plusieurs années dans des maisons de correction).


Voici quelques photos d’identité judiciaire prises par la police de Newcastle dans les années 1870. Celles-ci ont été publiées pour la première fois cette semaine par Tyne and Wear Archives and Museums.

 

Victorian children 1

Ellen Woodman, 11 ans. Condamnée à une semaine de travaux forcés pour vol de métal sur un chantier naval.

 

Victorian children 2

Rosanne Watson, 13 ans. « Complice » d’Ellen Woodman, elle fut condamnée à la même peine que son amie. Un article de l’époque suggère toutefois que les deux gamines, loin d’être des voleuses, ne faisaient que jouer sur le chantier naval où elles furent arrêtées.

 

Victorian children 3

Henry Miller, 14 ans. Condamné à deux semaines de travaux forcés pour vol de vêtements.

 

Victorian children 4

Jane Farrell, 12 ans. Condamnée à 10 jours de travaux forcés pour le vol de deux bottes.

 

Victorian children 5

James Donneley, 16 ans. Condamné à deux mois de travaux forcés pour vol de chemises.

 

Victorian children 6

James Scullion, 13 ans. Condamné à 14 jours de travaux forcés pour vol de vêtements.

 

Victorian children 7

Catherine Kelly, 17 ans. Condamnée à 3 mois de prison pour vol de draps de lit.

Par Sergeant Pepper - Publié dans : Antan
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Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 10:12

 

Après l’île d’Hashima, découverte au hasard de pérégrinations sur la Toile, et Bodie, la plus célèbre ville-fantôme au monde, allez donc nous promener dans le désert de Namibie et, plus particulièrement, à Kolmanskop.

 

En 1908, alors qu’il travaille dans le coin (à la construction d’une voie ferrée, me semble-t-il), Zacharias Lewala, un ouvrier noir, découvre un diamant et s’empresse de le montrer à son superviseur, un Allemand du nom d’August Stauch.

 

La rumeur que la région regorge de diamants se répand et, très vite, des mineurs allemands affluent pour exploiter le gisement.

Les premiers d’entre eux font fortune et, bientôt, une ville typiquement allemande sort de terre. Moderne, elle dispose de nombre d’infrastructures et d’équipements que l’on ne s’attend pas forcément à trouver dans une localité perdue dans le désert : hôpital, salle des fêtes, centrale électrique, école, bowling, théâtre, salle de sports, casino, fabrique de glaçons, gare ferroviaire et, encore plus remarquable, le premier tramway d’Afrique et la première salle de radiographie de tout l’Hémisphère sud.

 

Kolmanskop 01

 

Mais le déclin vient vite, aussi vite que la gloire. Les premiers signes de l’épuisement du gisement apparaissent dès la fin de la première guerre mondiale et, en 1954, la ville est définitivement abandonnée.


Depuis, elle est livrée au désert qui, peu à peu, grain après grain, reprend ses droits.

 

kolmanskop 02

Kolmanskop 03

Kolmanskop 04

Kolmanskop 05

kolmanskop 06

Par Sergeant Pepper - Publié dans : Antan
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Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 15:25

 

En 1848, à Poughkeepsie, état de New York, un fabriquant d’étain du nom de Bodey (personne n’est sûr de son prénom) laisse femme et enfants dans la petite maison qu’il possède à l’angle des rues South Hamilton et Montgomery et, poussé par des rêves d’or et d’aventure, met les voiles pour la Californie où il débarque l’année suivante.

 

Dix ans plus tard, en 1859, il découvre de l’or dans l’est de l’état, pas très loin du lac Mono. Notre aventurier, cependant, ne profitera jamais de sa découverte puisque, en novembre de la même année, au retour de Monoville où il est parti s’approvisionner, il se perd dans le blizzard et meurt.

 

Quoi qu’il en soit, la rumeur que la région regorge d’or se répand et, près du filon mis à jour par notre new-yorkais, nait bientôt un camp minier qui prendra son nom : Bodey d’abord puis, plus tard, Bodie.

 

Mais le camp, qui ne tient pas tout à fait ses promesses, végète. On n'y trouve que quelques prospecteurs indépendants et deux compagnies dont toutes les recherches s’avèrent vaines.

 

Tout change en 1876, lorsque la Standard Company tombe sur un filon. D’autres découvertes suivent et le camp se développe. Des maisons sont construites. Des journaux voient le jour. Des banques ouvrent leurs portes. Une fanfare se crée. Des syndicats se forment. On installe le télégraphe. La rue principale est bordée de 65 saloons. Bagarres, meurtres et attaques de diligences sont monnaie courante. Au nord de la ville, les bordels sont légions. Les résidents chinois se comptent par centaines. Les fumeries d’opium ne manquent pas.

 

Bodie 1890

Bodie Saloon

 

L’âge d'or est toutefois de courte durée. Dès 1880, nombre de pionniers quittent la ville et partent tenter leur chance dans des villes plus prometteuses dont Tombstone, Arizona. La construction d’une voie ferrée et l’arrivée de nouvelles méthodes d’extraction ne donneront qu’un court répit à Bodey.

En 1910, la population n’est plus que 698 habitants. En 1912, le dernier journal ferme ses portes. Malgré la reprise de mines par des ouvriers et quelques profits en 1915, le déclin irréversible se poursuit. En 1917, la voie ferrée est abandonnée et les rails sont démontés. En 1920, la ville ne compte plus que 120 habitants. Le centre-ville est ravagé par un incendie en 1932. Dix ans plus tard, la dernière mine et le bureau de poste ferment définitivement. En 1943, il ne subsiste plus que 3 habitants dont un prend soin de la ville, victime de vandalisme, pour le compte de la famille qui, en 1915, en avait racheté l’essentiel.

 

Au début des années 60, Bodie, que l’on a commencé à appeler « ville fantôme » dès 1915 et dont il ne reste que peu de bâtiments, devient officiellement parc historique (régulièrement menacé de fermeture à cause de problèmes budgétaires).

 

Bodie 01

Bodie 02

Bodie 03

Bodie 04

Bodie 05

Bodie 06

Bodie 07

Bodie 08


 

 

Note : les 8 dernières photos sont tirées de la galerie Flickr de Wolfgang Staudt.

Par Sergeant Pepper - Publié dans : Antan
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Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 10:17

 

Hier, tout à fait par hasard, en me promenant sur la toile, j’ai découvert l’existence d’une île japonaise fantôme dont je n’avais jamais entendu parler : Hashima, ou Gunkajima (« île navire de guerre »).

 

Hashima 01

 

Voici ce que Wikipédia dit de son histoire :

 

« En 1810, un important gisement de houille est découvert sur l'île alors inhabitée. Elle est rachetée en 1890 par Mitsubishi qui exploite cette ressource et installe sur l'île la main-d'œuvre nécessaire. La population augmente alors rapidement au point qu'en 1950, elle atteint 5 300 habitants pour 6,3 hectares de superficie, soit 84 100 hab/km2. Ces chiffres augmentent encore pour culminer à 83 500 hab/km2 pour l'ensemble de l'île et 139 100 hab/km2 pour le quartier des habitations en 1959. C'est alors la plus forte densité de population enregistrée au monde.

L'île connait ensuite un déclin rapide avec le remplacement de la houille par le pétrole comme principale source d'énergie dans l'économie japonaise. L'activité des puits diminue au point que les derniers habitants sont évacués en 1973. Les conditions climatiques, notamment le passage des typhons, accélère le délabrement des bâtiments et des installations minières abandonnés. »

 

Hashima 02

Hashima 03

Hashima 04

Hashima 05

Hashima 06

Hashima 07

 

 

 

 

Par Sergeant Pepper - Publié dans : Antan
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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 18:54

 

Istanbul d’antan en dix photos. Istanbul à une époque durant laquelle voyager avait encore un sens, voyager était toujours une aventure. A une époque durant laquelle vivre avait peut-être même une odeur plus suave.

Ces photos m’ont été fournies par Hêlîn Genç, une âme du lieu. Qu'elle soit mille fois remerciée.


Rêvez un peu.

 

Istanbul_1

Istanbul_2

Istanbul_3

Istanbul_4

Istanbul_5

Istanbul_6

Istanbul_7

Istanbul_8

Istanbul_9

Istanbul_10

Par Sergeant Pepper - Publié dans : Antan
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Mercredi 27 juillet 2011 3 27 /07 /Juil /2011 18:21

 

Ces photos, œuvres d’Yves Marchand et Romain Meffre, sont tirées de l'exposition « The Ruins of Detroit », visible jusqu’au 15 septembre à la Galerie Wanted (23, rue de Sicile, Paris). Si, à l’image de dizaines de millions de gens, vous n’habitez pas Paris ou son épouvantable région, je vous invite à visiter leur site web, où vous trouverez d’autres photos aussi poignantes que celles-ci.

With many thanks to Russell.

 

 Detroit1

United Artists Theater

 

Detroit2

Fisher Body 21 Plant

 

Detroit3

Ballroom, Lee Plaza Hotel

 

Detroit4

Bagley-Clifford office of the National Bank of Detroit

 

Detroit5

Ballroom, American Hotel

 

Detroit6

Room 1504, Lee Plaza Hotel

 

Detroit7

18th floor dentist cabinet, David Broderick Tower

 

Detroit8

Vanity Ballroom

Par Sergeant Pepper - Publié dans : Antan
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Jabeur

Moncef Marzouki, fais pas chier et libère Jabeur Mejri immédiatement et sans condition.

 

Free Jabeur-copie-1 

 

Si vous avez un compte Twitter, n'hésitez surtout pas à envoyer des tweets à Moncef Marzouki, Président de la République tunisienne, et à Ali Laarayedh, son premier ministre.

Hamza

Hamza Kashgari est un journaliste/blogueur saoudien en grand danger. Un des rares moyens que nous avons de l’aider est de demander aux autorités françaises d’intercéder en sa faveur.

Signez la pétition.

 

HAMZA KASHGARI

 

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