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Culture

Vendredi 3 mai 2013 5 03 /05 /Mai /2013 10:21

 

« Cette vision d’un grand voilier sur l’océan, elle lui vint par un jour très ordinaire, et pourtant Deeti sut aussitôt qu’il s’agissait d’un signe du destin car elle n’avait jamais encore vu pareil navire, même pas en rêve : comment l’aurait-elle pu, vivant ainsi, dans le nord du Bihar, à plus de six cents kilomètres de la côte ? Son village se trouvait si loin à l’intérieur des terres que la mer, cet abîme d’obscurité où disparaissait le Gange sacré dans le Kala-Pani, l’« Eau noire », paraissait aussi distante que l’enfer. »

 

Ainsi commence ce roman que je viens juste d’achever. Que je viens tout juste d’achever. J’entends par là que, sitôt atteint le point final – qui, du reste, n’est pas vraiment un point final – et avant même de lire les remerciements de l’auteur à qui il se doit, je me suis littéralement précipité sur mon ordinateur pour me lancer dans la rédaction de cet article, qui ne sera pas exactement un article mais plutôt un faire-part de bonheur doublé d’une chaude, brûlante, recommandation.

 

Je dois aussi confesser, poussé par quelque fièvre qui m’oblige à tout dire, avoir brutalement mis fin, hier après-midi, à ce qui devait être une sieste d’au moins deux heures pour passer un appel téléphonique à ma libraire.

 

« Allô ? Allô ? Non mais allô quoi ! »

« Librairie ***, je suis à votre écoute, Monsieur. Je suis à votre écoute et je ne demande qu’à vous entendre. Respirez, s’il vous plaît. »

« L’avez-vous ? »

« Je suis une libraire, Monsieur, et je dois par conséquent vous répondre par l’affirmative. Mais quelle est la question ? »

« Avez-vous la suite ? Possédez-vous, sur quelque étagère, dans quelque recoin, le deuxième tome ? »

« Je connais mes étagères et tous mes recoins, Monsieur, mais de quelle suite, de quel deuxième tome parlez-vous ? »

« De la suite d’Un Océan de Pavots, pardi ! De quoi cause-t-on présentement ? Il ne me reste que 25 pages à lire et, si vous ne venez pas à mon secours dans les plus brefs délais, je vais devoir tous les abandonner au milieu de l’Océan indien, au cœur de l’Eau noire, alors que la tempête fait rage et que le Rajah de Raskhali s’enfuit sur les flots bouillonnants. »

« Ah, il est bien celui-là, Monsieur ! Sachez que, moi-même, je l’ai lu, dévoré, béqueté, absorbé. »

« Bien ?! Je ne vous demande pas de la litote, Madame. J’exige de savoir, immédiatement s’il se peut, si vous possédez Un Fleuve de Fumée, paru aux Editions Robert Laffont, le deuxième tome de cette Trilogie de l’Ibis qui nous dit tout, et avec brio, des paysans que l’on force à ne cultiver que du pavot, des ventripotents colons anglais imbus de leur improbable supériorité, des coolies que l’on expédie à l’île Maurice, des Rajahs que l’on déchoit, des lascars perchés sur les haubans, des mangeurs de charogne, des sepoys, des méandres que dessine le Gange divin entre Ghazipur et Ganga-Sagar, des bûchers, des ghats, des factoreries, de la guerre de l’opium qui se prépare, de l’homme qui devient femme, du mulâtre qui se fait blanc, de Deeti, de Neel, de Paulette, de Jodu, de Serang Ali, de Zachary, de Mr Burnham, d’Ah Fatt, de Baboo Nob Kissin et de tant d’autres choses et personnages encore. »

« Oui ! Oui, oui, oui, je l’ai, Monsieur ! Il est là, tout près. Je le vois depuis ma place. Je puis même – me croirez-vous ? – sentir l’odeur amère et suave d’opium qui s’en dégage. »

« Haré Krishna ! Je vous crois, Ma bonne dame, je marche dans vos pas, je mords votre poussière. »

« Qu’il est bon, Monsieur, d’être avalée tout entière. »


[Le Monsieur lâche un soupir.]


« Mettons les choses au clair, ô toi que je goûte : combien d’exemplaires vois-tu depuis ta place ? »

« Plusieurs, plein, une pile, une colonne, pour tout dire. Tu ne viendras pas à moi pour en repartir bredouille, inassouvi. Je te le promets. »

« Mets tout de même le plus beau de côté en attendant ma venue. »

« Je mettrai le plus vierge près de moi. Je choisirai, fais-moi confiance, ô toi qui t’en remets entre mes mains, celui que nul n’a feuilleté. »

« Je serai là demain. »

« Quel est ton mon ? »

« Tu me reconnaitras. »

« Je t’attendrai. »

 

L’Inde est Grande et Amitav Ghosh est son prophète.

 

Ghosh Ocean de Pavots

Par Sergeant Pepper - Publié dans : Culture
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Jeudi 27 décembre 2012 4 27 /12 /Déc /2012 14:00

 

Le-Seigneur-des-Porcheries-Tristan-Eglof

 

 

Le seul roman, parmi tous ceux que j’ai pu lire, qui se rapproche un tant soit peu de celui-ci est, à mon humble avis de critique non-éclairé, La Conjuration des Imbéciles de John Kennedy Toole. Et j’ai comme dans l’idée que les lecteurs qui ont aimé Ignatius Reilly, grotesque personnage qui ne sort pratiquement jamais de sa chambre, ne pourront qu’également adorer ce John Kaltenbrunner que l’on expulse de sa ferme et qui, finalement devenu un « torche-colline », un « ramasse-merde », un intouchable parmi les intouchables, mettra son épouvantable ville natale à genoux.

Le Seigneur des Porcheries est nettement plus sombre que La Conjuration des Imbéciles, incontestablement plus empli de rage mais, s’il prête moins souvent au rire ou aux sourires et se lit moins facilement, il est largement aussi foutraque.

 

Je ne tiens aucun de ces deux romans pour un pur chef d’œuvre mais je crois qu’ils en ont tous deux la charge, le brio, l’extravagance, le caractère unique – bref, tout le potentiel – et qu’il n’eut certainement pas fallu grand-chose, sinon un brin plus de polissage, pour que les histoires de perdants magnifiques qu’ils nous content l’un et l’autre entrent de plain-pied, et sans que personne ne le conteste, dans la catégorie des livres immenses.

 

Bref, je viens d’accorder au Seigneur des Porcheries ce que j’avais déjà accordé à La Conjuration des Imbéciles : une deuxième lecture entièrement à jeun, quelques années après une première approche que je crois me rappeler fortement cannabisée. Si je ressors de cette relecture en comprenant mieux pourquoi un certain nombre de gens ont trouvé ce roman détestable, je dois avouer que, irréductible et inexpugnable, je fais toujours partie de ceux qui sont bien plus sensibles à ses qualités indéniables qu’à ses défauts mineurs – et ce d’autant plus qu’il me semble que, comme une dent imparfaitement implantée contribue parfois à faire d’une beauté froide et à mille autres pareille une femme au charme unique et lumineux sur laquelle tous les regards s’accrochent, ces défauts que je crois parfois déceler concourent au caractère exceptionnel du livre et jamais ne le défigurent.

 

Je ne recommande ni ne déconseille Le Seigneur des Porcheries de Tristan Egolf. Vous faites ce que vous voulez, vous lisez ce que bon vous semble. Je crois simplement – et peut-être est-ce cela que j’essaie de dire depuis le début – que ce bouquin pourrait faire date dans la vie de quelques fous de lecture et quelques lecteurs fous.

 

Par Sergeant Pepper - Publié dans : Culture
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Dimanche 23 décembre 2012 7 23 /12 /Déc /2012 08:33

 

Cateura est une immense décharge de la périphérie d’Asunción, un enfer à ciel ouvert où survivent 25 000 familles. Les mômes de Cateura, cela m’étonnera personne, ne font guère d’études. Les plus chanceux bossent pour des salaires de misère, les autres se droguent ou s’abrutissent d’alcool bon marché.

 

Favio Chavez, travailleur social et professeur de musique, y enseignait la musique depuis 5 ans dans un minuscule local mais il ne disposait en tout et pour tout que de cinq instruments pour plusieurs dizaines d’enfants. La rébellion couvait et le supérieur de Favio commençait à perdre patience.

 

Pour occuper tous les enfants, Favio a demandé à Nicolas Gomez – un chiffonnier qui ne connait pas Mozart, qui a abandonné l’école au cours moyen pour aller « casser des cailloux dans les carrières » mais qui, avec « les instructions précises », vous construira « un hélicoptère demain » – de fabriquer quelques instruments avec des rebuts de la décharge.

 

Un nommé Tito Romero, réparateur de trompettes, s’est joint au mouvement pour transformer lui aussi tubes de métal et déchets en flûtes, clarinettes et saxophones.

 

Et, là où il n’était que question de tenir quelques mômes en place, un orchestre est finalement né.

Un orchestre qui a déjà permis à des souillons de porter Beethoven, Mozart, Mancini, Sinatra et les Beatles au Panama, au Brésil et en Colombie. Un orchestre grâce auquel les instruments à cordes recyclés de Nicolas Gomez vont bientôt se retrouver au côté des pianos de John Lennon et des guitares d’Eric Clapton lors d’une exposition à Phoenix. Un orchestre qui va améliorer l’ordinaire de noël de quelques familles grâce à la monnaie ramassée lors de petits concerts dans des centres commerciaux. Un orchestre qui donne envie à une gamine qui aurait pu (qui aurait dû ?) devenir une prostituée droguée jusqu’à la moelle de faire des études pour être vétérinaire et, puisque rien ne s’y oppose, musicienne. Un orchestre qui va aller aux Etats-Unis. Un orchestre qui rend heureux et fiers des ramasseurs d’ordures. Un orchestre qui redonne espoir à des parents. Un orchestre qui fait oublier que l’on vit près d’un égout. Un orchestre sur lequel, avec trois francs et six sous, on est en train de tourner un documentaire. Un putain d’orchestre.

 

 

 

 

 

Un grand merci à Nicole qui a porté à mon attention cette aventure que nous allons suivre de près.

Par Sergeant Pepper - Publié dans : Culture
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Jeudi 6 décembre 2012 4 06 /12 /Déc /2012 21:27

 

Je crois avoir aimé Le destin miraculeux d’Edgar Mint, que je relisais, plus que la première fois. En tous cas, je l’ai lu très vite – ce qui est toujours un bon signe.

 

C’est une très bonne histoire (à la John Irving) en quatre ou cinq volets, pleine de personnages attachants (dont une machine à écrire Hermès Jubilé). Vous pouvez sans problème l’ajouter à votre liste si vous êtes du genre à stocker les romans à l’approche des premières chutes de neige.

Sachez qu’Edgar Mint (« l’enfant-coma »), je puis le dire ici sans en dévoiler trop sur son parcours plein de nids-de-poule, finira par trouver un sens à sa vie fort mal engagée. Ce qui est bien plus que ce à quoi moi-même et quelques autres pouvons prétendre.

 

« Si je devais ramener ma vie à un seul fait, voici ce que je dirais : j'avais sept ans quand le facteur m'a roulé sur la tête. Aucun événement n'aura été plus formateur. Mon existence chaotique, tortueuse, mon cerveau malade et ma foi en Dieu, mes empoignades avec les joies et les peines, tout cela, d'une manière ou d'une autre, découle de cet instant où, un matin d'été, la roue arrière gauche de la voiture de la poste a écrasé ma tête d'enfant contre le gravier brûlant de la réserve apache de San Carlos. »

 

Edgar Mint Brady Udall

Par Sergeant Pepper - Publié dans : Culture
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Dimanche 18 novembre 2012 7 18 /11 /Nov /2012 13:03

 

Déclin de l'empire Whiting

 

Voici un bouquin que j’avais maintes fois soupesé dans une bonne dizaine de librairies d’ici et d’ailleurs puis toujours reposé sur son étagère. C’en était presque devenu un rituel : j’entrais dans une librairie, je le cherchais sur les rayons, l’en extirpais, l’ouvrais, le reniflais, le pelotais, l’ouvrais à nouveau, le reniflais encore puis, délicatement, le réinsérais entre ses voisins tout en lui chuchotant « peut-être », « plus tard », « une autre fois »... Jusqu’à ce fameux jour de la semaine dernière où, rendu littéralement fou par un abus de café, j’ai enfin outrepassé ces préliminaires qui ne menaient à rien, l’ai pris sans plus attendre et me suis rué vers l’austère libraire et sa caisse enregistreuse – non avoir saisi au vol deux romans que j’ai tout aussi brusquement décidé de relire (Le Seigneur des Porcheries de Tristan Egolf et Le Destin Miraculeux d’Edgar Mint de Brady Udall).

Par Sergeant Pepper - Publié dans : Culture
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Dimanche 28 octobre 2012 7 28 /10 /Oct /2012 07:18

 

De novembre 2011 à mars 2012, et il y a déjà un petit moment que je voulais vous en parler, l’artiste japonaise Yayoi Kusama proposait, au Children Art Centre de la Galerie d’art moderne du Queensland (GOMA), une installation nommée « The Obliteration Room », à savoir une pièce à vivre entièrement peinte en blanc, mobilier et objets compris, que les enfants de tous âges étaient invités à colorer – à transformer – avec des milliers d’autocollants ronds et multicolores.

 

Cette œuvre collaborative n’est certainement pas ce qui s’est fait de plus pérenne ou de plus intelligent dans le vaste monde de l’art mais j’en aime l’extrême simplicité et l’indéniable bonne humeur. Si Petit Pepper et moi avions séjourné à Brisbane à cette période-là, il ne fait presque aucun doute que nous nous serions rendus complices de l’explosion de couleurs.

 

Récit en images immobiles et mouvantes d’une métamorphose.

 

obliteration room 01

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Par Sergeant Pepper - Publié dans : Culture
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Samedi 20 octobre 2012 6 20 /10 /Oct /2012 11:54

 

Je suis un bouseux et d’aucuns parmi vous le sont aussi.


Paris n’est bien souvent pour nous qu’une étape obligée – et donc détestée – sur le chemin d’une destination arrachée au quotidien à la faveur d’économies, conquise à force de rêves. De Paris, nous connaissons les gares, les souterrains, les quais, les rampes, les escaliers et les aéroports, autant de sas que l’on traverse précipitamment, maladroitement, en se cognant à des initiés étranges et à tous les obstacles étrangers, que l’on arpente écrasés par le poids de nos bagages, la pesanteur des attentes et des retards.

Apatrides éphémères que nous sommes alors. Albatros exilés sur un sol inconnu au milieu des nuées, bientôt si beaux mais présentement gauches et veules. Heimatlos muets et à l’affut, mus par la seule perspective de l’imminente renaissance – ailleurs, plus loin, plus haut, près d’un hublot.

 

Distance, monnaie, paresse, foules, grisaille, verticalité, horizons bouchés, je n’irai certainement plus jamais à Paris pour m’y poser et, depuis une chambrée amie, descendre les marches qui mènent à ses rues, ses palais, ses théâtres, ses musées, ses galeries, son fourmillement et, je l’admets, à la vivacité qui l’habite et qui procède souvent du nombre et de la variété.

 

Je ne verrai donc pas, je ne pourrai donc pas voir, comme tant d’autres de ces gens que les Parisiens nomment « provinciaux » sans même leur consacrer une majuscule, la rétrospective que le Grand Palais consacre jusqu’au 28 janvier à un peintre américain dont j’aime à la fois le caractère qu’on lui prêtait et les œuvres qu’il a laissées, à savoir Edward Hopper.

 

Voici donc, pour moi-même et pour les autres éloignés, une petite exposition en ligne de quelques-unes de ses toiles. Les spécialistes que j’ai consultés ici ou là sur la Toile m’ont enjoint de lire de la solitude dans la plupart des tableaux que j’ai sélectionnés mais, pour une fois plus optimiste que mon prochain, c’est de l’attente plus que l’abandon ou de l’isolement que j’ai choisi d’y voir. Quelqu’un, qu’ils connaissent ou qu’ils ignorent encore, va venir qui va animer les personnages, mettre fin à leur esseulement momentané. Rejoints, appelés, ils vont bientôt sortir du cadre. Aller ailleurs, plus loin. Enlevés. Envolés.

 

Hopper Automat

 

Hopper morning sun

 

Hopper Western Motel

Hopper summertime

 


Vous aussi, allez plus loin : Edward Hopper est au Museum Syndicate (qui, en plus de 184 tableaux de l’artiste, propose des puzzles de ceux-ci) et aussi à la National Gallery of Art.

Par Sergeant Pepper - Publié dans : Culture
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Lundi 30 juillet 2012 1 30 /07 /Juil /2012 17:03

 

Parmi les quelques cadeaux d’anniversaire que j’ai reçus il y a environ deux semaines, il se trouve plusieurs livres, dont un que je viens à l’instant d’achever et que je m’empresse de vous recommander : Les cerfs-volants de Kaboul de Khaled Hosseini.

 

Je vais maintenant déflorer Le pays des marées d’Amitav Ghosh. Peut-être serai-je amener à vous le recommander également...

 

Cerfs volants de Kaboul

 


Par Sergeant Pepper - Publié dans : Culture
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Jabeur

Moncef Marzouki, fais pas chier et libère Jabeur Mejri immédiatement et sans condition.

 

Free Jabeur-copie-1 

 

Si vous avez un compte Twitter, n'hésitez surtout pas à envoyer des tweets à Moncef Marzouki, Président de la République tunisienne, et à Ali Laarayedh, son premier ministre.

Hamza

Hamza Kashgari est un journaliste/blogueur saoudien en grand danger. Un des rares moyens que nous avons de l’aider est de demander aux autorités françaises d’intercéder en sa faveur.

Signez la pétition.

 

HAMZA KASHGARI

 

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