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Culture

Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 10:22

 

Burningman 03

Burningman 01

 

Le festival Burning Man est une grande rencontre artistique et bariolée qui se tient chaque année dans le désert de Black Rock au Nevada. Elle a lieu la dernière semaine d'août, le premier lundi de septembre étant férié aux États-Unis (Labor Day).

 

C'est Larry Harvey qui a proposé en 1986 la crémation festive d'un mannequin géant sur la plage de Baker Beach, qui fait face au Golden Gate Park à San Francisco. En 1990, l'événement est déplacé dans le Nevada pour avoir la place d'accueillir, dans une sorte de ville temporaire en plein désert, des installations (Art Camps) et des participants (Burners) de plus en plus nombreux.

Cette cité nomade, qui est reconstituée chaque année, et qui a pris le nom de Black Rock City, devient alors le temps du festival l'une des villes les plus peuplées du Nevada. L'évènement attire désormais des groupes de participants provenant d'Europe et d'Asie, pourvu qu'ils aient les moyens financiers et l'envie de se retrouver dans l'ambiance de cet environnement hors normes. La publication de photos sur des sites Internet de participants renforce une surenchère dans la créativité pour faire « fort » et se déguiser.

Les participants ont tendance à se regrouper en bandes affichant des thèmes vestimentaires et identitaires marqués, mêlant la culture développée par les groupes urbains avec une certaine forme de tribalisme revécu dans l'improvisation.

D'un point de vue individuel, l'expérience fait la part belle à l'expression personnelle et à la créativité reprenant l'esprit des mouvements dits alternatifs, quoique la densification des participants ne la rende radicale (on peut parler d'une épreuve physique et sensorielle). Le festival, qui a les traits d’une utopie temporaire mais aussi d’une fête païenne s’achevant en apothéose par le bûcher d’une grande effigie humaine, est sous-tendu néanmoins par une philosophie passablement élaborée, que les organisateurs ont tenté de structurer par l’énoncé de dix préceptes, dits principes Burning Man. Ce décalogue porte tant sur la morale individuelle (libre expression, autogestion) que collective (bénévolat, proscription du commerce, créativité en commun) ; il convient ainsi d’abattre toutes les barrières, aussi bien à l’intérieur de soi qu’entre les individus de la collectivité.

 

(Extrait de Wikipédia)

 

Cliquez ICI pour plus d’infos en français.

Click HERE for more information in English.

 

 

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Par Sergeant Pepper - Publié dans : Culture
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Dimanche 24 juillet 2011 7 24 /07 /Juil /2011 17:17

 

Je n’aurais jamais pensé qu’il puisse se trouver un bon livre dans la collection de poche J’ai lu. Et pourtant, et pourtant…

 

La-ou-les-tigres-sont-chez-eux

 

Plutôt que de vous résumer l’histoire de cet excellent et réjouissant bouquin, dont j’ai longtemps hésité à faire l’acquisition, je vais laisser l’éditeur original (Zulma) vous le décrire.

 

 

Il arrive qu’après mille lectures obligées, un éditeur tombe sur un phénomène littéraire, vrai prodige qui vous coupe le souffle pour vous le rendre bientôt, ample comme doit l’être la traversée d’un univers de fiction unique dans sa conception et son écriture. Là où les tigres sont chez eux, de Jean-Marie Blas de Roblès, est le fruit de dix ans de travail, roman somme qui interroge le genre avec une formidable érudition mise au service d’un sens merveilleux de la narration.

Eléazard von Wogau, le héros inquiet de cette incroyable forêt d’histoires savamment enchevêtrées, est un français, obscur écrivain, vague correspondant de presse domicilié au fond du Nordeste brésilien, dans la ville fantôme d’Alcântara, relique des fastes de l’Empire portugais. Spécialiste à ses heures de l’encyclopédiste allemand Athanase Kircher, sorte de Vinci de l’époque baroque, on lui adresse un jour à des fins d’édition une fascinante biographie de Kircher écrite en français par un de ses disciples. Ce manuscrit autographe totalement inédit, « exhumé lors d’un récent récolement à la bibliothèque nationale de Palerme », est l’œuvre, remarquable en tout point malgré certaines invraisemblances, de Caspar Schott, un obscur jésuite allemand.

Ce roman monstre est constitué de 32 parties, chacune s’ouvrant sur un chapitre de la biographie inédite d’Athanase Kircher et flanqué de plusieurs récits qui s’entrecroisent et se succèdent sans liens apparents, celui d’Elaine en expédition dans la jungle découvrant une tribu vierge du monde depuis des siècles mais qui use du latin dans ses rituels, de Moéma la jeune fille suicidaire livrée à un affabulateur, du gouverneur diabolique de Maranao. Peu à peu, au fil d’aventures palpitantes qui se conjuguent à tous les temps, tandis que la biographie d’Athanase Kircher, le “maître des cents savoirs”, ancêtre de l’égyptologie et de la vulcanologie, inventeur du microscope et de la lanterne magique, géomètre qui calcula les dimensions de l’arche de Noé, de la tour de Babel ou du Temple de Salomon, linguiste polyglotte et astronome, grand  voyageur devant l’éternel, se déroule de chapitre en chapitre, se dessine à nos yeux comme à nos esprits la figure impensable, pur joyau baroque, qui relierait fatalement la vie et les savoirs, la vérité et les fables, l’attente et le mystère, comme si l’univers entier – celui d’Eléazard von Wogau –, était en état précipité de big-bang dans ce roman fabuleusement audacieux et drôle.

 

 

Bon, si maintenant je vous dis de l’acheter (ou de l’emprunter dans une bibliothèque), vous ne croyez pas que ça va être un brin redondant ?

Par Sergeant Pepper - Publié dans : Culture
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  • : 07/07/2009

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