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Pipole

Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 16:42

 

Aujourd’hui, 3 décembre 2010, nous fêtons, foi de Wikipédia, le 642e anniversaire de la naissance de Charles VI de France, un quidam également connu sous les sobriquets de Charles le Bien-aimé et, plus proche de la terrible vérité, de Charles le Fol.

 

Vous n’en saisissez peut-être pas encore tous les tenants et aboutissants mais vous auriez tort, tous autant que vous êtes, de ne pas vous arrêter quelques secondes pour méditer sur l’importance de la chose. Figurez-vous que s’il est donné à tout le monde d’avoir sa page sur Wikipédia (j’ai songé à y créer une biographie pour Sergeant Pepper), seule la crème de l’élite peut prétendre à ce que le 642e  anniversaire de sa mort soit fêté.  Et à la crème de l’élite, Charles VI, tout dément qu’il fut, appartenait.

Le 3 décembre 2010, indépendamment de la naissance de Charles VI, est également une date importante, en ce sens qu’elle ne se reproduira plus jamais. A cela, il faut se résoudre et en tirer le meilleur parti. Et ce d’autant plus qu’il y a vingt bons centimètres de neige poudreuse dehors et que je n’ai toujours pas les pneus recommandés par la Sécurité routière.

 

 

 

Charles est né le 3 décembre 1368 à Paris, dans un quartier correct où l’on ne déplorait que peu de pauvres, pas d’Arabes et aucun Rom. Homme de peu d’imagination, c’est également à Paris que ce con mourra quelques 54 années plus tard. De là à y voir la cause de la démence qui s’empara de tout son être le 5 août 1392, lors d’un week-end campagnard au Mans – où, à ma connaissance, on ne fabriquait pas encore de rillettes – il n’y a qu’un pas que nous allons, histoire d’instiller un semblant de véracité au portrait du taré, allégrement franchir. En fait, soyons lucide, il n’y avait pas grand-chose au Mans en plein Moyen-âge. Il faudra attendre encore quelques siècles avant que des fous ne viennent y tourner le plus vite possible dans des voitures considérablement alourdies par le poids des autocollants publicitaires.

 

Charles était le fils de Charles V, dit le Sage, et de Jeanne de Bourbon. Son père était monté comme un âne et se devait de porter des chausses adaptées ; malgré sa peau laiteuse, sa mère ressemblait à une mante religieuse. Ce qu’elle était très exactement.

 

 charlesv

 

jeanne-de-bourbon

 

Charles VI eut une scolarité et une enfance normales.  Pour autant que ce soit possible lorsque l’on grandit à Paris.

L’enfance de Charles cessa à 12 ans, le 4 novembre 1380, le jour où il fut sacré roi de France. La cérémonie se passa bien évidemment à Reims puisque telle est là la spécialité de la ville.  Enfin, ça et l’ennui. Je ne crois pas être complètement hors sujet si je dis que, pour ces deux raisons, je n’irai jamais à Reims. Même si les Beatles devaient y donner un concert. Quant au champagne, on en trouve ici aussi.

 

A partir de là, tout alla de mal en pis.

Ne perdez pas de vue que Charles est encore glabre et affublé d’un zizi tout riquiqui quand on le bombarde aux plus hautes fonctions. Il n’a que 12 ans. Il n’est même pas sûr qu’il se soit déjà masturbé une première fois. Imaginez le choc émotionnel.

 

Pendant sa minorité, ses oncles gouvernement le pays. Chacun dans son sens. Inutile de dire que c’est la merde dans l’ensemble du royaume.  Contre toute attente, les oncles s’enrichissent. Bientôt, le peuple, terrassé d’impôts, se rebelle. Les révoltés pillent Paris et tuent les collecteurs d’impôts. A coups de maillets en fer. Les crânes explosent comme des œufs. Poc ! Poc ! Il y en a partout.

Le pouvoir gronde. Sa main de fer s’abat sur le peuple. La répression est terrible, sanglante, aveugle, orgiaque et tout un tas d’adjectifs encore. Les leaders du mouvement ouvrier sont décapités par des bourreaux à la solde du patronat.

 

En 1388, au retour d’une empoignade contre le duc de Gueldre, Charles VI, alors âgé de 20 ans, vire ses oncles avant même d’avoir retiré sa côte de mailles et pris une douche. Il prend le pouvoir et le confie à des types très très vieux qui bossaient déjà pour son papa. Des types avec des noms très cons, quelle que soit l’époque. J’en veux pour exemple un certain Bureau de la Rivière.

 

Le 5 août 1392, dans la forêt du Mans, Charles devient fou sous l’influence d’acide lysergique que l’on n’appellera LSD que bien des années plus tard sans qu’il n’y soit pour rien. Il s’attaque, tout seul, à sa propre troupe. N’écoutant que son courage, il tue quatre de ses compagnons. Que, dans leurs armures, il prit pour des cafards géants d’un beau vert fluorescent avec de grandes antennes. Il faudra douze hommes armés de pistolets Taser pour venir à bout d’une majesté bien décidée à faire le meilleur score possible.

Charles VI ne reprend ses esprits que deux jours plus tard. Il a un mal de crâne épouvantable.

 

Six mois plus tard, en janvier 1393, Charles organise un happening totalement barge. Gardons toutefois à l’esprit qu’à l’époque, on appelait plutôt cela un charivari.

La rave est organisée en honneur de Catherine l’Allemande, une junkie de Berlin, qui se remarie pour la troisième fois. L’histoire ne dit pas de quoi sont morts ses deux premiers maris mais, compte tenu de l’ambiance familiale, meurtres ou overdoses sont des scénarios que seul un profane aurait l’outrecuidance d’écarter.

Pendant le concert, les lumières s’éteignent et Charles et quelques potes surgissent dans la foule, déguisés en sauvages. Etant bien entendu que le sauvage était, au 14e siècle, un être enduit de poix, de plumes et de poils. Le délire est total. C’est la folie sur la piste. Les flûtes maintiennent le rythme. Les corps sont en sueur.

Vers trois heures du mat, le Duc d’Orléans, un con fini, débarque. Il est accompagné du Duc de Berry, qui ne vaut pas mieux. Tous deux sortent d’une taverne et sont bourrés comme des ânes. Berry a gerbé juste avant d’entrer.

Le duc d’Orléans attrape une torche pour allumer son joint et, curieux des larrons enduits de plumes et de poils qu’il aperçoit mal dans la pénombre, se penche sur eux en titubant vers tous les points cardinaux. Arrive ce qui devait arriver, les olibrius prennent feu. S’il n’y a rien à dire de la teinte jaune-orange qu’ont les flammes qui embrasent les poils, et les historiens l’on bien compris qui n’en parlent pas, il est à noter que certaines plumes font de belles flammèches bleutées.

 

Jeanne de Boulogne, le paquet de saindoux qui sert de tante à Charles VI, se jette sur son neveu et se le colle sous les jupons pour étouffer le feu. Compte tenu du peu d’hygiène de l’époque et donc de tout le gaz qui imprégnait déjà l’entrejambe de ladite tante, c’est un miracle qu’une explosion ne soit pas à déplorer sous cette tente de fortune. Qui, au final, sauvera la vie de Charles.

Ses quatre amis auront moins de chance. Les danseurs, tétanisés par le spectacle, les regardent se consumer pendant trente minutes. Ce qui, à une époque où le cinéma n’existait pas encore, était un spectacle d’une longueur rarissime. Une aubaine.

Les deux valets d’Yvain de Foix, une des victimes, ont bien eu le réflexe de mouiller un linge mais, plutôt que l’en couvrir immédiatement, ont attendu que celui-ci vienne à eux. Ce qu’il ne fit jamais. Ce fut une chance qu’il périt car, s’il avait survécu, ce con aurait eu tout loisir de regretter cette décision. Ne pas se précipiter sur les secours n’est pas une circonstance atténuante. Surtout lorsqu’on est en feu.

 

Charles VI, je le disais il y a seulement quelques lignes, survécut. Mais resta scotché au plafond. Quelques jours plus tard, il confiera la régence au Duc d’Orléans, l’outre avinée qui, si j’ai bien tout compris de cette épouvantable famille, carbonisa nos sauvages avec sa torche.

D’un autre côté, il doit y avoir une justice puisque le Duc d’Orléans finira assassiné. Par un certain Jean Sans Peur. Qui lui-même se fera lardé de coups de couteaux dans un jardin.

 

Charles VI vit maintenant en reclus. Un peu comme Syd Barrett de Pink Floyd. Ses rêves se nourrissent de nostalgie. Il fume beaucoup.

 

En 1407, c’est la guerre civile. Nombre de cartels s’affrontent. Les Anglais, ces enfants de putes, profitent de ce que les Français s’égorgent pour les poignarder dans le dos. En 1415, on prend une pâtée mémorable à Azincourt. Personne ne fut cependant assez lucide pour voir dans ce champ de viscères un avant-goût de Waterloo et de Juin 1940. Ce n’est que rétrospectivement qu’une perspective se dessinera.

 

La mort vient cueillir Charles VI en 1422. A Paris, donc. Il sera enterré à Saint Denis, une banlieue susceptible du 93 dont certains disent qu’elle n’est plus tout à fait la France.

 

A noter que si ses prédécesseurs aimaient leurs croisades moyenne-orientales et raisonnablement épicées, c’est en Flandre, c’est-à-dire chez les Belges, que Charles VI, aux temps où il était encore sain d’esprit, alla porter la parole vraie les armes à la main.

 

 

Charles VI

 

 

Sauf circonstances exceptionnelles, nous ne fêterons pas sa mort le 21 octobre.


Par Sergeant Pepper - Publié dans : Pipole
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Samedi 4 septembre 2010 6 04 /09 /Sep /2010 18:36

 

 

Nous sommes en février 1897. Les ruelles sombres et humides de Rheydt sont balayées par un vent glacial qui rabat la fumée délétère des usines vers le quartier ouvrier où s’entassent de bien piètres représentants de l’humanité.

Fritz, assis à la table bancale de la cuisine, le coude planté dans une assiette de soupe épaisse, avale sa douzième bière. Il regarde Katarina. D’un sein gauche pendouillant, elle allaite Maria, un monstrueux bébé dont le visage congestionné et les borborygmes tonitruants témoignent d’une énergie précoce qui évoque plus un veau de belle taille qu’une très jeune femelle de l’espèce humaine. Hans, son aîné d’un an, mâchouille distraitement le téton droit dont s’échappe un mince filet de sang. Il a déjà arraché la plupart des poils autour de l’aréole. Dans un coin obscur de la pièce, Konrad, 3 ans, joue avec sa dernière crotte, un chat mort et une fourchette rouillée à laquelle il manque deux dents.

 

Sans un mot, Fritz se lève. Ses mouvements lents et gourds disent l’alcoolique épais. Après un moment de flottement, il laisse échapper un long rot profond. Quelques morceaux de pommes de terre et ce qui ressemble à du gras de porc apparaissent sur ses lèvres. Il darde une langue chargée pour vite en récupérer l'essentiel. L’hiver 1897 est rude. En épouse perspicace, Katarina reconnait là le désir de son homme et s’humidifie déjà les lèvres. Fritz s’approche d’elle, dénoue la ficelle qui retient son pantalon et lui présente son sexe encore flaccide. Assise, ses enfants toujours pendus à ses mamelles diaphanes et infundibuliformes, Katarina prend en bouche la chair flasque de son mâle. La succion est volontaire, énergique et, pour tout dire, un tantinet écœurante. Fritz baisse les yeux et porte sur la scène un regard indifférent. Il se sent presque étranger à la scène dont il est pourtant le héros. Enfin, un bref pet feutré signale à Katarina que son homme en a soupé des préliminaires et de la tendresse. Elle se lève. Le bébé Maria, que la nature n’a pas encore dotée de dents qui lui permettraient de rester accrocher au sein, tombe lourdement sur le sol. Hans, en digne enfant de sa race, reste fermement suspendu au téton qu’il continue à déchiqueter. Katarina soulève jupe et quantité de jupons puis, prenant appui sur le dossier de la chaise qu’elle vient de quitter, elle se penche et présente son vaste derrière. Ce ballet muet auquel nos deux tourtereaux se livrent devant nos yeux témoigne de la complicité et de la synchronisation du couple qu’ils forment depuis quatre ans. Fritz se place à l’entrée mais sa verge molle ne cesse de se plier et de riper. L’intromission semble impossible. Excédé, il frappe plusieurs fois sa femme sur l’arrière du crane afin de l’amener à réfléchir à une solution. Elle tire à pleines mains, il pousse comme si sa vie en dépendait. Il jure, il hurle, il frappe à la volée, elle s’affaire, elle étire, elle arrache. Enfin, le bout entre. Fritz écume et bientôt se répand. Sa jouissance a une sonorité caverneuse, des accents gras.

 

 

Ainsi commence la vie et l’histoire du personnage sur lequel nous allons aujourd’hui nous pencher : le docteur Goebbels.

 

Paul Joseph Goebbels nait le 27 octobre, alors que la pluie n’a cessé de tomber depuis le petit matin. Katarina, les tétons définitivement arrachés par ses précédents enfants, éprouve les plus grandes difficultés à l’allaiter. On ne sait pas s’il va survivre. Mais il presse, il mord, il pince, il aspire ce sein maternel avec tant d’ardeur qu’il finit par le déchirer et faire abondamment couler un lait qui, malheureusement, se révèle vite périmé.

 

L’enfant n’a que quatre ans quand il tombe enfin sérieusement malade. Un germe infecte ses os, se loge dans ses métaphyses et lui fait perdre l’usage du pied droit. En 1907, il tente inconsciemment sa chance et subit une opération chirurgicale qui échoue. Contraint à porter un appareil orthopédique pour le reste de sa vie, Paul Joseph ne peut pas prendre part à la première guerre mondiale et vivra très mal cette mise à l’écart. La guerre qu’il ne peut faire, le massacre auquel il échappe, la tuerie à laquelle il ne participe pas le laissent, et c’est bien compréhensible, fou furieux, ivre de haine et de sang.

Par dépit – et dépité, on le serait à moins – il finit brillamment ses études secondaires et poursuit des études supérieures de philologie dans les meilleures universités du pays. C’est sous la houlette d’un directeur de thèse de confession juive qu’il obtient un doctorat en 1921.

 

Diplôme en poche, Herr Doktor rejoint le Parti national-socialiste que dirige un insignifiant petit Autrichien. Tout sépare les deux hommes. Paul Joseph a des sympathies gauchistes et le moustachu Autrichien, qui a un compte à régler avec la pauvreté, courtise les industriels et la grande bourgeoisie. Il faudra qu’Hitler le frappe quotidiennement et l’oblige à lire et relire Mein Kampf pour qu’enfin le bon docteur aperçoive la lumière. En 1928, c’est la tête farcie des délires du moustachu qu’il devient l’un des tous premiers députés nazis.

Sexuellement Paul Joseph ne tient pas de Fritz, son père. Son pénis qui a la dureté et l’apparence d’un morceau de bois sec doit plutôt lui venir de sa mère. Quoi qu’il en soit, Magda, une blonde divorcée et affublée d’un gosse, qui rêvait secrètement de s’accoupler avec Hitler, tombe sous le charme de la turgescente chose et l’épouse en 1931.

Au lit, Paul Joseph ne donne pas dans la propagande. Il ne pérore pas mais ensemence généreusement. En 1940, Magda, qui symbolise désormais la Femme et la Mère allemande, lui a donné six enfants dont je suis cependant au regret de dire que certains ne lui ressemblent absolument pas puisqu’ils ont un look aryen alors que Paul Joseph est un méchant nabot brun au nez crochu.

 

En 1933, le pied bot devient ministre de la propagande. Il règne sur la presse écrite, la radio, le cinéma, le monde de l’art et se découvre bien vite des passions, qui ne se démentiront jamais, pour la gomina, les hurlements gutturaux, les autodafés, l’appel à l’élimination des juifs et l’euthanasie des infirmes. L’homme est brillant, ses dents étincellent, ses cheveux luisent et tout lui sourit.

 

Si cela est encore possible, les choses s’améliorent une fois de plus en 1943, après la défaite de Stalingrad. Le 18 février, lors d’un discours au Sportpalast, Paul Joseph atteint au sublime, il entre enfin dans l’Histoire et le dictionnaire des sottises en hurlant-postillonnant dans une salle comble au fort remugle de testostérones que l’Allemagne doit enfin retirer les gants de soie qu’elle portait jusque-là pour frapper l’ennemi. P.J. aboie, vocifère, tempête. « Total krieg ! Voulez-vous la guerre totale ? La guerre totale au-delà de vos pires espérances, au-delà de vos meilleurs cauchemars ? ». Le chœur des voix qui lui revient de la fosse et des loges fait trembler les fondations de l’édifice : «  Jaaaa !!!! Jaaaa !!!! Oui, nous le voulons ! Nous voulons tous mourir et tout détruire avant. Quelle idée de génie, Paul-Joseph !». Les bras se tendent, des épaules se démettent. L’histoire n’a pas retenu le fait mais, ce jour-là, Paul-Joseph a un orgasme discret à la tribune. Un orgasme qui le surprend sur la dernière syllabe de « Tempête, déchaine-toi ! » et ne le quitte pas de toute la soirée. Mais, rendons-lui justice, il ne fut pas le seul en ce 18 février à ne pas savoir contenir son émotion.

 

 

 

 

Il ne décevra pas. Dès l’année suivante, il procède à des lâchers de jeunes et de vieux, perdus dans des uniformes trop grands, devant les canons et les mitrailleuses soviétiques. Un véritable succès. Le résultat est aussi total qu’il le demandait dans son discours du Sportpalast.

 

En avril 1945, fier de son bilan, il se retire enfin de la vie active et s’installe avec toute sa famille dans le bunker de son maître et ami où il espère couler des jours heureux, à l’écart de la foule et des grands axes. Mais son repos sera de courte durée. Le 30, suite à l’accident malheureux qui coûte la vie à Adolph, Paul Joseph se retrouve de nouveau plongé dans les responsabilités auxquelles il avait cru échapper.  Pour deux jours, il devient le nouveau chancelier de l’Allemagne, le führer. Il est au sommet. L’euphorie sera pourtant brève. Le 1er mai, excédé par les problèmes de téléphone, de friture sur la ligne, il convainc Magda de prendre les seules mesures qui s’imposent : tuer leurs six enfants dont chacun porte un prénom commençant par la lettre H, faire une dernière fois l’amour sur le bureau, un ultime brin de toilette et se suicider.

 

Pour ce que ça vaut, sachez que Paul-Joseph hurlait couramment français même si ça ne se voyait pas sur lui.

 

goebbels

 

Joseph Goebbels mit Familie

 

 

 

 

Par Sergeant Pepper - Publié dans : Pipole
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Mardi 24 août 2010 2 24 /08 /Août /2010 16:08

 

 

Aujourd’hui, 24 août, nous fêtons le 897e anniversaire de la naissance de Geoffroy V d’Anjou. En septembre, pour autant que la mémoire ne me fasse pas défaut, nous célébrerons le 859e anniversaire de sa mort. Une mort dont nous pouvons déjà dire qu’elle a fortement réjoui tous les gens qui ont eu la malchance de croiser Geoffroy, même fortuitement.

 

Sachez, avant d’entrer dans le détail de sa petite vie de merde arrogante et sanguinaire, que plus personne ne sait  pour quelle raison ses parents jugèrent bon d’apposer la lettre majuscule « V » à son prénom. Quelques historiens, peu versés dans la géographie ou même dans l’histoire, ont avancé un improbable « Vaclav ». Mais ils n’ont obtenu pour tout résultat que d’être accablés de quolibets et soupçonnés d’être d’origine roumaine avant que de se voir expulsés du pays. En ce qui me concerne, je penche pour une origine génétique. Son père, Foulque, s’était déjà vu affublé de la maudite lettre. Sans qu’il ne puisse rien y faire. Et bien mal lui en pris. Ce con se tua du côté de Jérusalem en poursuivant des Arabes.

Dans la suite de cet éloge posthume, nous profiterons cependant de l’aubaine pour ne plus avoir à taper son immatriculation complète, soit Geoffroy V d’Anjou dit le Bel ou Plantagenêt.

 

V est donc né le 24 août 1113 dans un lieu inconnu de Wikipédia. Cette naissance, et ce ne peut être fortuit, intervient à peine 13 ans avant la mort de sa mère. De là à penser qu’il a tué la pauvre femme en venant au monde, il n’y a qu’un pas que nos frileux historiens peinent pourtant à franchir.

Toujours est-il que, dans un premier temps, V est un nabot normal. Rien ne le distingue des autres chiards de son école si ce n’est qu’il est complètement dingue, fou furieux, et qu’il ne cesse de planter des brins de genêt dans son chapeau. D’où le nom de Plantagenêt qu’il reçoit lors d’un séjour à l’hôpital psychiatrique.

Mais l’époque et les hommes sont rudes et V trouve très vite à se marier malgré son lourd casier judiciaire. Il doit toutefois se contenter d’un deuxième choix puisqu’on le marie à Mathilde l’Emperesse, une anglaise de Normandie de 11 ans son aînée.

Sexuellement insatisfaite par ce vaurien boutonneux, Mathilde retourne très vite chez son père, le roi Henri 1er d’Angleterre, dont on dit qu’il la comblait. En 1131, le couple se reforme mais ce n’est que vers 1133 qu’un spermatozoïde de V finira par atteindre un ovule britannique.

Définitivement lassée de ses éjaculations précoces et de ses spermatozoïdes tardifs, la reine cesse toute relation sexuelle  et ira même, quelques temps plus tard,  jusqu’à refuser toute fellation.

 

V, en homme de son époque, fait donc la guerre. D’un esprit plus pratique que son père, mais tout aussi assoiffé de sang et de sphincters qui se relâchent au moment de la mort, il va massacrer des Normands de Normandie plutôt que des Maures du trou du cul du monde. Pour l’époque.

Pendant onze ans sans discontinuer, ses armées violent, tranchent, ouvrent et dépècent du Normand, une espèce pourtant connue, par monts et par veaux, pour sa gentillesse un peu bovine et sa tendresse pour les pommes pas encore mûres. En plus de la guerre, V se découvre également une certaine tendresse pour les révoltes et en matera plusieurs grâce à des sièges et à une propagande sécuritaire en avance sur leur temps.

Les années suivantes le trouvent occupé à classer ses papiers avec une minutie conférant à l’obsession. Et c’est d’ailleurs pendant une pause, alors qu’il travaillait sur la lettre « V » et, plus précisément, sur les dossiers Viols de vioques et Viols de viscères, que ce cet idiot attrape froid dans son bain annuel d‘eau sale. Le 7 septembre 1151, les médecins décident de débrancher les appareils qui le maintiennent en vie.

Mathilde lui survivra pendant 15 ans. Profondément pieuse, elle finira cependant par se convertir à l’homosexualité au prieuré Notre Dame du Pré où abondaient les touffes.

 

Faute d’une place libre dans un cimetière, on dut se résoudre à inhumer V dans une cathédrale avec pour résultat qu’aujourd’hui, touristes et badauds le piétinent. Sa mort sans concession est à l’image de sa vie aux petits yeux cruels.

 

 

Geoffrey V Anjou

 

 

 

 

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Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /Mars /2010 05:31

Hier, pour inaugurer ma nouvelle rubrique Pipole, j’ai fait état d’une rumeur concernant le couple Sarkozy-Bruni. De passage à Londres et interrogé sur le sujet par un journaliste britannique, l’omniminiprésident a répondu ceci :

« Vous devez ignorer ce que c'est que l'emploi du temps d'un président de la République. Je n'ai pas une seconde à perdre avec ces élucubrations. Même pas une demi-seconde. Je ne sais même pas pourquoi vous utilisez votre temps de parole pour poser une question pareille. »

 

Je me suis moins même chronométré. Selon la vitesse de mon débit, il me faut entre 13,9 et 16,1 secondes pour prononcer ces mots. Nous sommes donc très loin de la seconde ou de la demi-seconde évoquée par le président. M’est avis qu’il y a anguille sur roche. Dommage que je n’aime pas beaucoup l’anguille. C’est souvent trop gras.


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Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /Mars /2010 06:51

Ces jours-ci, la presse internationale se penche beaucoup sur le couple Sarkozy-Bruni. Les salles de rédaction, de Londres à New Delhi en passant par Washington, résonnent de croustillantes rumeurs d’adultère : Carla Bruni aurait un amant, un musicien français connu (et récemment récompensé). Ils seraient même partis tous les deux passer quelques nuits romantiques en Thaïlande.

Devant l’ampleur de la claque médiatique à venir, le président aurait envoyé un avion ramener d’urgence la pécheresse à Paris. Toutefois, à l’arrivée sur le sol national, l’épouse aurait refusé de rejoindre le domicile conjugal pour s’installer chez l’amant. Histoire de contrôler une situation qui lui échappe un peu et de se construire, vite fait bien fait,  une image de Don Juan plutôt que de cocu chronique, Sarkozy aurait lancé une contre-rumeur dans laquelle il tient un rôle plus à la hauteur de son ego, à savoir une torride affaire de cul avec une de ses ministres, championne de karaté à ses heures perdues.

 

D’aucuns disent qu’il ne s’agit que d’un canular lancé sur internet par un apprenti journaliste curieux de voir à quelle vitesse se propagent les rumeurs.

 

Dans tous les cas de figure, vous vous en foutez et moi aussi. Cependant, j’avais toujours rêvé de faire une incursion dans le monde de la presse pipole. Voilà, c’est fait.


 

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Jabeur

Moncef Marzouki, fais pas chier et libère Jabeur Mejri immédiatement et sans condition.

 

Free Jabeur-copie-1 

 

Si vous avez un compte Twitter, n'hésitez surtout pas à envoyer des tweets à Moncef Marzouki, Président de la République tunisienne, et à Ali Laarayedh, son premier ministre.

Hamza

Hamza Kashgari est un journaliste/blogueur saoudien en grand danger. Un des rares moyens que nous avons de l’aider est de demander aux autorités françaises d’intercéder en sa faveur.

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HAMZA KASHGARI

 

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