Sarkozy esquisse son programme (Europe 1)
Un espion de Sergeant Pepper On Air a réussi, à la faveur de la nuit, à s’introduire dans le bureau présidentiel et à mettre
la main sur cette esquisse. Nous vous la livrons telle quelle, dans sa version brute. Selon le graphologue que nous avons consulté, elle serait de la main même de Klaus Guéant.
La flèche qui pointe vers l’Est concerne le retour des voleurs de poules vers les steppes dont ils sont originaires. Tant pis
pour eux s’ils y ont déjà volé toutes les poules et mangé tous les chiens.
Celles qui partent vers le Sud, plus nombreuses parce qu’elles se rapportent au gros du troupeau, indiquent la route que
devront prendre crouilles, ratons et autres bicots une fois qu’ils auront fini de vider les poubelles et de gâcher le ciment des entreprises du bâtiment qui les exploitent.
La dernière flèche, celle qui plonge directement dans l’Atlantique, serait un itinéraire de délestage en cas de bouchons sur
les autres. Sur cette dernière direction, il est du reste prévu d’autoriser les noyés à emporter, en souvenir de leurs années en France, un joli bloc de ciment.
D’après nos informations, il est cependant possible qu’une poignée de barbares, choisie parmi ce qui ressemble le plus à
l’élite des barbares, soit autorisée à rester à rester parmi nous, dans la chaude lumière de la civilisation française.
Rachid, par exemple, est à peu près garanti de garder son travail à 1 000 euros/mois ainsi que son taudis de banlieue,
également à 1 000 euros/mois mais sans les charges. Il devra toutefois s’engager, puisque les prestations sociales seront désormais exclusivement réservées aux souchiens, à ne pas faire
appel aux Restos du cœur ou à Emmaüs, pour ne citer que deux des administrations publiques en charge du bien-être de la population. Rachid devra aussi faire une croix (et non un croissant – que
Dieu nous en préserve) sur sa femme et ses enfants qui, eux, seront renvoyés au bled pour y faire ce que font généralement les gens du bled : prier, dormir, fumer du haschich, boire du thé à
la menthe et aiguiser leurs sabres. De toute façon, pris par le travail, il n’aura jamais assez de temps pour battre sa femme en récitant des versets sataniques.
Arno Klarsfeld, le bel Israélien en charge de l’Office français de l’immigration (et, parfois, pour le compte de l’armée
israélienne dont il est un gentil officier, de quelques check-points du côté de la Cisjordanie), a eu lui-même des mots extrêmement émouvants pour expliquer que, si Rachid, Fatima et leurs
souriceaux s’aimaient vraiment, la Méditerranée ne saurait constituer une séparation.
Bref, c’est un programme à forte connotation judéo-chrétienne – et donc humaniste – que l’on nous propose. Ainsi qu’un retour
aux fondamentaux puisque les postes d’éboueurs et de maçons devraient revenir, comme c’était le cas à une époque plus heureuse, aux Espingouins, aux Polacks et, s’ils acceptent de s’épiler afin
de favoriser leur intégration, aux légendaires Portos.
Sarkozy : L'appel au peuple (France Soir)
Ce ne serait pas plutôt la pelle au peuple (et les flutes de champagne aux actionnaires du CAC 40) ?
Ceci dit, la manœuvre pourrait être intelligente, en ce sens qu’elle en appelle à la bêtise et aux plus bas instincts des
veaux que sont la plupart des électeurs. Et je souhaite qu’au référendum sur les chômeurs que Sarkozy veut mettre en place, les veaux meuglent à la majorité absolue que, oui, les chômeurs sont
des parasites et des feignasses qui ne s’accommodent que trop bien de ne plus avoir de pognon au 15 du mois. Je veux, comme je n’ai jamais rien voulu, sauf peut-être un train électrique quand
j’avais 7 ou 8 ans, que les hors-castes soient stigmatisés, humiliés, piétinés, mis plus bas que terre, rendus responsable de tous les maux, de toutes les dérives, de tous les abus. Je le veux
car seule une terrible et profonde injure leur fera relever la tête et rejouer cette révolution dont, à l’école et dans les discours officiels, on nous a tant vanté les mérites. Sans compter que
cela permettrait à Sarkozy d’apprendre que la devise française est supposée être « liberté, égalité, fraternité » et non, comme il vient de l’affirmer, « travail,
responsabilité, autorité », formule dont je ne serais pas surpris d’apprendre qu’il l’a illégalement importée de sa Hongrie ancestrale.
Français, je vous en prie, si le référendum a lieu, répondez dans le sens souhaité par Sarkozy et sa clique, crachez sur les
plus faibles d’entre vos voisins, parents et amis, dénoncez-les aux autorités si nécessaire et donnez-leur ainsi la rage et le courage de se révolter, animés de la foi inébranlable de ceux qui
n’auront plus rien à perdre une fois qu’ils auront dépensé leurs derniers sous à l’achat des ingrédients que requiert un cocktail Molotov. La terre de France a besoin d’un bon épandage de cendres
encore fumantes pour être à nouveau fertile.
Mais je m’emporte.
Veuillez noter qu’une lectrice de France Soir trouve que l’on ne va pas assez loin dans la bonne direction et elle suggère,
entre autres idées de référendums, l’expulsion « des noirs et des bronzés » et la confiscation pure et simple de leurs biens. Si, fort heureusement, elle n’est pas
représentative de tous les Français, elle l’est assurément de ceux que ce gouvernement de merde veut mettre dans sa poche avec ses projets aussi nauséabonds que diviseurs.
Peut-être devrait-elle faire ignifuger sa maison et vérifier que son contrat d’assurance est à jour ?
Affaire Bettencourt : Que risque Eric Woerth après sa mise en examen ? (20 Minutes)
N’étant ni chômeur ni étranger pas blanc, il ne risque rien de plus qu’une toute petite peine assortie, bien évidemment, du
sursis le plus vaste et le plus souple. Ce qui est tout à fait normal puisque, dans cette affaire, on ne parle pas d’un méprisable vol de poule mais de sommes d’argent qui forcent le
respect.
Électricité : pourquoi on enregistre des records (Le Figaro)
Il n’y a pas de point d’interrogation et ce n’est donc pas une question. Mais j’ai tout de même la réponse : nous
battons des records et, parfois, subissons des coupures parce que des millions de cons, sans aucun sens des priorités, s’entêtent à allumer leurs radiateurs au moment même où quelques-uns
s’évertuent héroïquement à chauffer les pelouses des stades afin que les compétitions, football ou rugby, ne prennent aucun retard sur le calendrier établi.
A mon humble avis, nous sommes là face à un égoïsme tellement ignoble qu’il mérite amplement un méchant petit
référendum : « Doit-on condamner à des travaux d’intérêt général ceux qui, à la veille d’un match décisif, ne pensent qu’à leur confort ? »
Pour éviter toute mauvaise surprise, ce référendum ne serait toutefois ouvert qu’aux sportifs professionnels, à leurs
sponsors et aux patrons des chaînes télévisées.
Des Marines photographiés devant un drapeau nazi (Le Figaro)
Rien que de très logique. S’ils s’étaient mis derrière, on ne les aurait pas vus.
Tous les touristes font ça : ils se placent devant les monuments ou les temples dont ils veulent garder un souvenir.
Vous imaginez, vous, un touriste qui, s’apprêtant à immortaliser le Taj Mahal, dirait à sa femme : « tiens, chérie, va donc te mettre derrière le bâtiment » ?
Hein ?
De plus, il parait que les Marines en question n’avaient aucune idée de la signification du sigle SS. Ce que je n’ai aucune
peine à croire. L’armée américaine, pas plus qu’aucune autre armée au monde, n’a pour habitude d’engager des tueurs diplômés en histoire ou en littérature. On parle là d’un métier où la simple
possession d’un livre et le fait de savoir lire et écrire peuvent gravement nuire à vos chances d’être recruté. Souvent, les érudits et les poètes choisissent plutôt de poursuivre une carrière de
dommage collatéral, même si les débouchés y sont, ma foi, assez limités.
En Syrie, les forces de l’ordre assiègent Homs (La Croix)
Il parait que ce n’est pas vrai, que Bashar est bien trop attaché aux droits de l’homme pour être capable ne serait-ce que de
se couper un ongle, même un peu long et en deuil.
Sur un forum de Libération, un lecteur d’extrême-gauche aux opinions d’extrême-droite, fier de son impartialité pro-Bashar
al-Assad, m’a très fortement conseillé d’adopter les points de vue russe, chinois ou iranien pour voir les choses sans parti pris. Tant que je n’aurai pas atteint cette neutralité, qui n’est pas
sans ressembler à une illumination, voire à un nirvana, je serai le jouet de la propagande occidentale, dont trois des plus belles inventions ont été de faire croire au monde que les Russes
avaient massacré du Tchétchène, que les Chinois réprimaient les Tibétains et que la Birmanie était une dictature.
Fortement ébranlé par ses propos et las d’être un sioniste sans même le savoir, j’ai troqué mon scepticisme habituel pour des
certitudes objectives. J’apprends maintenant l’alphabet cyrillique, les idéogrammes chinois et je ne lis plus que Sana, l’agence de presse officielle syrienne. J’envisage également d’écrire à
Aung San Suu Kyi pour lui faire part de mon écœurement face aux mensonges dont elle nous a gavés ces dernières décennies ainsi qu’à Oslo pour exiger qu’on lui arrache des mains ce Prix Nobel de
la paix dont je sais maintenant que j’ai découvert la lumière qu’il conviendrait mieux à Poutine ou à Hu Jintao.
Et, last but not least, dès demain, je commence à désapprendre à parler américain. Cross my heart and hope to
die !
« On regarde la Tunisie comme un modèle », dixit le président Moncef Marzouki (Euronews)
Oui, c’est vrai. Des millions de gens de par le monde entier ont été extrêmement impressionnés. Je suis du nombre.
Le hic, pour les laïcs, est que beaucoup trop de Tunisiens se tournent maintenant vers des pays du golfe pour y chercher le
dernier cri en matière de hurlements et de système pileux.
En même temps, j’dis ça, j’dis rien.
Le tweet qui fait risquer la peine de mort (Atlantico)
Cet article m’avait complètement échappé et c’est un lecteur marocain qui, me sachant sûrement passionné par le spectacle de
la connerie humaine, a attiré mon attention dessus. Qu’il en soit remercié.
L’histoire est celle d’Hamza Kashgari. Ce poète et journaliste saoudien, oublieux qu’il vivait dans un pays qui en est
encore à l’avant-veille de l’aube de l’ère jurassique, a eu la très mauvaise (et très naïve) idée de publier sur son compte Twitter, à l’occasion de l’anniversaire de la naissance de Mahomet (que
son nom soit loué sans versement de caution), trois messages dans lesquels il s’interroge sur ce que le prophète représente pour lui :
« Au jour de ton anniversaire, je dirai que j’ai aimé le rebelle en toi, que tu as toujours été une source
d’inspiration pour moi et que je n’aime pas l’aura de divinité autour de toi. Je ne prierai pas pour toi. »
« Au jour de ton anniversaire, je te trouve partout où je me tourne. Je dirai que j’ai aimé certaines choses en toi,
en ai haï d’autres et que beaucoup m’ont échappé. »
« Au jour de ton anniversaire, je ne m’inclinerai pas devant toi. Je n’embrasserai pas ta main. Je choisirai plutôt
de la serrer comme font des égaux. Je te sourirai et tu me souriras en retour. Je te parlerai comme on parle à un ami. Pas plus. »
Au royaume saoudien, « introspection » et « blasphème » étant des synonymes parfaitement
interchangeables, Hamza mérite bien naturellement la mort. Et plus de 14 000 de ses concitoyens ne s’y sont pas trompés qui, sur une page Facebook créée pour l’occasion, réclament que l’on
mette fin à sa misérable existence. What else ?
Hamza, désormais interdit d’écriture par le gouvernement de cette très moyenâgeuse majesté que la France suce très
régulièrement avec entrain, menacé de toutes parts, a eu la bonne idée de prendre la poudre d’escampette, direction la Nouvelle-Zélande.
Hélas, averties par Interpol (à qui il est pourtant interdit d’ordonner l’arrestation de qui que ce soit sur des motifs
politiques ou religieux), les autorités malaises l’ont arrêté à l’aéroport de Kuala Lumpur. Où il est toujours détenu au jour d’aujourd’hui, en attendant que l’on ait statué sur son sort.
J’espère être heureusement surpris mais j’ai bien peur que l’absence d’accord d’extradition entre la Malaisie et l’Arabie jurassique ne le protège guère tant le pouvoir d’Abdullah est grand et la
lâcheté, infinie.
L’article d’Atlantico s’accompagne d’une vidéo dans laquelle on voit un certain Sheikh Nasser Al Omar, fondamentaliste dont
la foi est si faible que quelques mots peuvent la mettre à mal, éclater en de longs sanglots qui lui laissent pourtant les yeux aussi secs que le désert dans lequel il est né. Puis, peut-être
conscient qu’il se donne lamentablement en spectacle, le méchant vieillard se ressaisit soudain et, faisant enfin honneur aux scorpions qui l’allaitèrent, il redevient la merde dénuée de
compassion qu’il est sans aucun doute au quotidien. Comme d’autres commanderaient un café ou un kébab, lui réclame la mort. A ce moment-là, on imagine très bien la fière allure que doit avoir ce
pathétique débris quand, profitant de son impunité absolue, il frappe sa femme ou condamne celle d’un autre à la lapidation ou au fouet.
Bon, coupons court et disons les choses comme elles sont : les imams saoudiens sont les pornographes de la
religion.
L'Égypte traque les blasphèmes (Europe 1)
Les Egyptiens devraient faire appel au Sheikh Nasser Al Omar. Ce mec-là, dans un bon jour, est capable de déterrer du
blasphème dans un annuaire téléphonique.