
Les vacances, me dit le dictionnaire, sont une période plus ou moins longue pendant laquelle une personne cesse de travailler pour se reposer, se détendre.
Au regard de cette définition, on ne peut pas dire que les quelques jours pendant lesquels je me suis absenté aient constitué des vacances à proprement parler. Si, mis bout à bout, ils ont effectivement représenté une période, force est de reconnaître qu’ils ne m’ont apporté ni repos ni détente. Reposé et détendu, je l’étais au départ. Au retour, je ne vois pas de meilleur vocabulaire pour décrire mon état physique que les adjectifs « épuisé », « fébrile » et, accessoirement, « enrhumé ».
Je ne vais pas m’attarder sur le détail, et ce d’autant moins que ce détail est de l’ordre du privé, mais qu’il soit dit ici que, dès l’arrivée sur mon lieu de villégiature, l’on m’a soigné. Avec pour conséquence de sensiblement détériorer l’état de santé éclatant qui, jusque-là, était le mien. Deux jours après les dernières agapes, je n’ai pas encore remonté la pente jusqu’à son sommet.
Ces raisons sanitaires expliquent très certainement pourquoi je n’ai fait que très peu de photos. J’ai cependant réussi, lors d’une après-midi ensoleillée et malgré une certaine lourdeur faite de moules à la basque et de bière alsacienne, à me trainer jusqu’à l’océan et à presser l’obturateur un certain nombre de fois. Si la plupart des photos ainsi prises sont celles d’un Petit Pepper à moitié nu se tortillant dans les rouleaux glacés, il en est une qui, plus que photographie, est un cliché.
Sa valeur artistique est nulle et je vous le livre à seule fin d’accréditer la réalité de mon voyage aux confins d’un continent.
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