Bonne pêche aujourd’hui sur le sujet de la masturbation. Trois histoires rien que sur Yahoo News.
La première s’est passée aux Etats-Unis. Un prof de géométrie a été arrêté pour s’être branlé dans un supermarché ou, comme le dit si bien l’article, pour avoir « manipuler son pénis en érection devant les clients ». Il semblerait qu’au fil des ans, il se soit déjà masturbé dans des magasins de la ville. On voit bien là l’engrenage infernal à l’œuvre, la fuite en avant. Il lui en faut toujours plus. Il commence à l’épicerie et il finit au supermarché.
Cet article en dit long sur l’Amérique, société du spectacle gangrénée par le consumérisme. Il y a quelques décennies, quand Les USA n’étaient pas encore totalement déshumanisés et livrés aux marchands du temple, ce prof se serait masturbé dans l’intimité de sa salle de classe, pour le seul bonheur de ses élèves. Un bien meilleur public.
La deuxième histoire se passe en gare de Lille. Soudain, sans aucune raison apparente, un Allemand « a sorti son sexe au milieu de la foule et a commencé à se masturber ». Malheureusement ici, contrairement à l’histoire précédente, il y a une victime. « Une jeune fille de 16 ans a été choquée ». Probablement la dernière vierge sans humour de cette ville grise et froide du nord de l’Hexagone.
Le manipulateur, originaire de Düsseldorf, une ville où on ne doit pas rire tous les jours non plus, a expliqué à la police qu’il était perdu et qu’il voulait attirer l’attention pour que quelqu’un lui indique enfin le chemin. Vu que la police l’a relâché avec un simple rappel à l’ordre, on ne peut qu’en conclure que les pandores ont trouvé son explication tout à fait crédible. Je la trouve moi aussi assez crédible. J’ai moi-même grandi dans une gare et je n’ai aucun mal à croire que se branler sur le quai est un excellent moyen pour que les gens fassent attention à vous. Le véritable scandale de cette histoire, c’est le manque de serviabilité de la jeune vierge lilloise. Je ne serais pas étonné que, de retour à Düsseldorf, le cousin germain ne nous fasse une mauvaise réputation.
Nous ne cesserons de le répéter : aider les touristes en détresse est le devoir de chacun d’entre nous. Notre balance commerciale en dépend.
Le dernier fait-divers, bien moins amusant, met en scène le principal du collège Emile Zola à Belleville, près de Lyon. Les faits sont plus anciens mais je ne suis tombé qu’aujourd’hui sur l’histoire.
Cette histoire, la voici :
L’hiver dernier, en classe de neige avec ses élèves, des bouts de chou âgés de 6 à 10 ans,
il n’a rien trouvé de mieux que se masturber sur le télésiège qu’il partageait avec des fillettes. Pour que le maximum d’enfants profite de la leçon, sûrement, il a recommencé plusieurs jours de
suite.
En 2005, il avait déjà été condamné pour des « manipulations » similaires mais le
juge, et on se demande qui pouvait bien être cet olibrius, n’avait pas inscrit la condamnation sur le casier judiciaire afin que le malade puisse continuer à diriger une école. On ne peut pas
s’empêcher d’avoir des doutes sur le juge, n’est-ce pas ?
Pour sa défense, le proviseur a affirmé que son geste s’inscrivait dans une « logique pédagogique ». ?!?! Là, il me laisse un peu à court de mots. A moins que dans sa tête embrumée, il ne confonde « pédagogique » et « pédophile ». C'est vrai que les deux mots se ressemblent.
Il a aussi précisé au tribunal, où j’espère que c’est un autre juge qui a présidé les débats, qu’il ne tiendrait pas le coup deux ans en prison. Qu’est-ce qu’il raconte ? Personne ne lui demande de se retenir deux ans. Je n’ai jamais été en prison mais, pour autant que je le sache, il n’est pas interdit de s’y masturber. Plusieurs fois par jour si nécessaire. Si ça peut l’aider, je suis même presque certain qu’on lui permettra de coller des photos de télésièges et de montagnes enneigées sur les murs de sa cellule. Je ne doute pas non plus qu’il trouvera sur place nombre de compagnons prêts à filer un coup de main.







